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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 19:26

Catéchèse sur le carême 

Avant-dernière « audience générale » de Benoît XVI, 13.01.2013

 

ROME, 13 février 2013 (Zenit.org) - « Se convertir », c’est « laisser Dieu nous transformer, cesser de penser que c’est nous qui sommes les seuls constructeurs de notre existence », explique Benoît XVI qui cite Pavel Florensky, Etty Hillesum, Dorothy Day.

Le pape a en effet consacré son avant dernière catéchèse du mercredi à cette introduction à la spiritualité du carême.

« « Se convertir », a dit Benoît XVI, en italien, une invitation que nous écouterons souvent pendant le carême, signifie suivre Jésus en sorte que son Evangile soit le guide concret de notre vie ; cela signifie laisser Dieu nous transformer, cesser de penser que c’est nous qui sommes les seuls constructeurs de notre existence ; cela signifie reconnaître que nous sommes des créatures, que nous dépendons de Dieu, de son amour, et que c’est seulement en « perdant » notre vie en lui que nous pouvons la gagner ».

  catechese-Benoit-XVI-mercredi-13-fevrier-2013.jpg
     

Chers frères et sœurs,

Aujourd’hui, mercredi des cendres, nous commençons le temps liturgique du carême, quarante jours qui nous préparent à la célébration de Pâques : c’est un temps d’engagement particulier dans notre cheminement spirituel. Le nombre quarante revient plusieurs fois dans l’Ecriture sainte. Il nous rappelle en particulier, comme nous le savons, les quarante années pendant lesquelles le peuple d’Israël a cheminé dans le désert : une longue période de formation pour devenir le peuple de Dieu, mais aussi une longue période où la tentation d’être infidèles à l’alliance avec le Seigneur était toujours présente. Quarante est aussi le nombre de jours de marche du prophète Elie pour rejoindre le Mont de Dieu, l’Horeb ; tout comme la période que Jésus passa dans le désert avant de commencer sa vie publique et où il fut tenté par le diable. Dans la catéchèse de ce jour, je voudrais m’arrêter précisément sur ce moment de la vie terrestre du Fils de Dieu, que nous lirons dans l’évangile de dimanche prochain.

Avant tout, le désert, où Jésus se retire, est le lieu du silence, de la pauvreté, où l’homme est privé des soutiens matériels et se trouve face aux demandes fondamentales de l’existence, le lieu où il est poussé à aller à l’essentiel et c’est justement pour cela qu’il lui est plus facile de rencontrer Dieu. Mais le désert est aussi le lieu de la mort, parce que là où il n’y a pas d’eau, il n’y a pas non plus de vie, et c’est le lieu de la solitude, où la tentation se fait sentir à l’homme plus intensément. Jésus va dans le désert, et là, il subit la tentation de laisser le chemin indiqué par le Père pour suivre d’autres routes plus faciles et mondaines (cf. Lc 4,1-13). Ainsi, il se charge de nos tentations, il prend sur lui notre misère, pour vaincre le Malin et nous ouvrir le chemin vers Dieu, le chemin de la conversion.

Réfléchir sur les tentations auxquelles est soumis Jésus dans le désert est une invitation, pour chacun de nous, à répondre à une question fondamentale : qu’est-ce qui compte vraiment dans notre vie ? Dans la première tentation, le diable propose à Jésus de changer une pierre en pain pour calmer sa faim. Jésus réplique que l’homme vit aussi de pain, mais pas seulement de pain : sans une réponse à sa faim de vérité, à sa faim de Dieu, l’homme ne peut pas se sauver (cf. vv. 3-4). Dans la seconde tentation, le diable propose à Jésus la voie du pouvoir : il le mène plus haut et lui offre la domination du monde ; mais ce n’est pas cela, la route de Dieu : il est bien clair pour Jésus que ce n’est pas le pouvoir mondain qui sauve le monde, mais le pouvoir de la croix, de l’humilité, de l’amour (cf. vv. 5-8). Dans la troisième tentation, le diable propose à Jésus de se jeter du pinacle du Temple de Jérusalem et de se faire sauver par Dieu, à travers ses anges, c’est-à-dire d’accomplir quelque chose de sensationnel pour mettre Dieu lui-même à l’épreuve ; mais la réponse est que Dieu n’est pas un objet à qui l’on impose ses conditions : il est le Seigneur de tout (vv. 9-12). Quel est le cœur des trois tentations que subit Jésus ? C’est la proposition d’instrumentaliser Dieu, de l’utiliser pour ses propres intérêts, pour sa propre gloire et son propre succès. Et donc, en substance, de se mettre à la place de Dieu, en l’éliminant de son existence et en faisant comme s’il était superflu. Chacun devrait alors se demander : quelle place Dieu a-t-il dans ma vie ? Est-ce lui, le Seigneur, ou est-ce moi ?

Surmonter la tentation de soumettre Dieu à soi-même et à ses propres intérêts ou de le reléguer dans un coin et se convertir à une juste hiérarchie des priorités, donner à Dieu la première place, est un chemin que tout chrétien doit toujours se remettre à parcourir. « Se convertir », une invitation que nous écouterons souvent pendant le carême, signifie suivre Jésus en sorte que son Evangile soit le guide concret de notre vie ; cela signifie laisser Dieu nous transformer, cesser de penser que c’est nous qui sommes les seuls constructeurs de notre existence ; cela signifie reconnaître que nous sommes des créatures, que nous dépendons de Dieu, de son amour, et que c’est seulement en « perdant » notre vie en lui que nous pouvons la gagner. Cela exige d’opérer nos choix à la lumière de la Parole de Dieu. Aujourd’hui, on ne peut plus être chrétien comme si c’était simplement la conséquence du fait de vivre dans une société qui a des racines chrétiennes : même celui qui naît dans une famille chrétienne et qui reçoit une éducation religieuse doit, chaque jour, renouveler son choix d’être chrétien, c’est-à-dire donner à Dieu la première place, face aux tentations qu’une culture sécularisée lui propose continuellement, face au jugement critique de beaucoup de contemporains.

En effet, les épreuves auxquelles la société actuelle soumet le chrétien sont nombreuses, et elles touchent la vie personnelle et sociale. Il n’est pas facile d’être fidèle au mariage chrétien, de pratiquer la miséricorde dans la vie quotidienne, de laisser de l’espace à la prière et au silence intérieur ; il n’est pas facile de s’opposer publiquement à des choix que beaucoup considèrent comme évidents, comme l’avortement en cas de grossesse non désirée, l’euthanasie en cas de maladie grave, ou la sélection d’embryons pour empêcher certaines maladies héréditaires. La tentation de mettre sa foi de côté est toujours présente et la conversion devient une réponse donnée à Dieu, qui doit être confirmée plusieurs fois dans la vie.

Nous avons des exemples et un stimulant dans les grandes conversions comme celle de saint Paul sur le chemin de Damas, ou celle de saint Augustin, mais même à notre époque qui éclipse le sens du sacré, la grâce de Dieu est à l’œuvre et opère des merveilles dans la vie de tant de personnes. Le Seigneur ne se lasse pas de frapper à la porte de l’homme dans des contextes sociaux et culturels qui semblent engloutis par la sécularisation, comme c’est arrivé pour le Russe orthodoxe Pavel Florensky. Après une éducation complètement agnostique, au point qu’il en éprouvait une véritable hostilité contre les enseignements religieux dispensés à l’école, le savant Florensky en est arrivé à s’exclamer : « Non, on ne peut pas vivre sans Dieu !» et à changer complètement de vie, au point de se faire moine.

Je pense aussi à la figure d’Etty Hillesum, une jeune Hollandaise d’origine juive qui mourra à Auschwitz. Au départ loin de Dieu, elle le découvre en regardant en profondeur au-dedans d’elle-même et écrit : « Il y a en moi un puits très profond. Et dans ce puits, il y a Dieu. Parfois, je parviens à le rejoindre, mais plus souvent de la pierre et du sable le recouvrent : alors Dieu est enterré. Il faut à nouveau que je le déterre » (Journal, 97). Dans sa vie dispersée et inquiète, elle retrouve Dieu précisément au milieu de la grande tragédie du vingtième siècle, la Shoah. Cette jeune fille fragile et insatisfaite, transfigurée par la foi, se transforme en une femme pleine d’amour et de paix intérieure, capable d’affirmer : « Je vis constamment dans l’intimité de Dieu ».

Une autre femme de notre époque, Dorothy Day, a témoigné de sa capacité à s’opposer aux idéologies flatteuses de son temps pour choisir la recherche de la vérité et s’ouvrir à la découverte de la foi. Dans son autobiographie, elle confesse ouvertement être tombée dans la tentation de tout résoudre par la politique, en adhérant à la proposition marxiste : « Je voulais aller avec les manifestants, aller en prison, écrire, influencer les autres et laisser mon rêve au monde. Que d’ambition et que de recherche de moi-même il y avait dans tout cela ! ». Son chemin vers la foi, dans un environnement aussi sécularisé, fut particulièrement difficile, mais la grâce agit tout autant, comme elle le souligne elle-même : « Il est certain que j’ai senti plus souvent le besoin d’aller à l’église, de m’agenouiller, de prier en inclinant la tête. Un instinct aveugle, pourrait-on dire, parce que je n’étais pas consciente que je priais. Mais j’y allais, je m’insérais dans cette atmosphère de prière… ». Dieu l’a amenée à une adhésion consciente à l’Eglise, dans une vie consacrée aux personnes déshéritées.

A notre époque, nombreuses sont les conversions comprises comme le retour de quelqu’un qui, après une éducation chrétienne peut-être superficielle, s’était éloigné de la foi et qui redécouvre ensuite le Christ est son évangile. Dans le Livre de l’Apocalypse, on lit ceci : « Voici, je me tiens à la porte et je frappe ; si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui pour souper, moi près de lui et lui près de moi » (3,20). Notre homme intérieur doit se préparer à être visité par Dieu, et c’est précisément pour cela qu’il ne doit pas se laisser envahir par les illusions, les apparences, les choses matérielles.

En ce temps de carême, dans l’Année de la foi, renouvelons notre engagement sur ce chemin de conversion, pour surmonter notre tendance à nous renfermer sur nous-mêmes et pour, au contraire, faire de l’espace à Dieu, en regardant avec ses yeux la réalité quotidienne. L’alternative entre la fermeture de notre égoïsme et l’ouverture à l’amour de Dieu et des autres correspond, pourrions-nous dire, à l’alternative des tentations de Jésus : c’est-à-dire l’alternative entre le pouvoir humain et l’amour de la Croix, entre une rédemption vue uniquement dans le bien-être matériel et une rédemption qui est l’œuvre de Dieu, à qui nous donnons la primauté dans notre existence. Se convertir signifie ne pas se renfermer dans la recherche de son propre succès, de son propre prestige, de sa propre situation, mais faire en sorte que, chaque jour, dans les petites choses, la vérité, la foi en Dieu et l’amour deviennent ce qu’il y a de plus important. Merci !

© Libreria Editrice Vaticana

Traduction de Zenit: Hélène Ginabat

 
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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 12:00
paroisse ste foy agen carême 2013

 

Le carême est cette période de 40 jours durant laquelle les chrétiens cherchent Dieu d'une manière particulière. Une période de sanctification pendant laquelle les chrétiens s'efforcent de pratiquer la Parole de Dieu au Sinaï recommandant à Moïse de sanctifier le peuple (Ex 19, 10.14), même les prêtres qui s'approchent du Seigneur (Ex 19, 22). Cette sanctification a tout l'air d'une purification extérieure (propreté physique et des vêtements). C'est en cela que consiste, pour l'essentiel, la pratique de la loi du pur et de l'impur (Lv 11 à 15).

Très rapidement, il y a évolution dans le sens de la purification. Le message de Jonas à Ninive entraîne un vaste mouvement de conversion. Il s'agit de changer de conduite et de se tourner vers Dieu en pratiquant l'Alliance de Dieu avec son peuple. Le prophète Joël parlera de déchirer, non les vêtements, mais les coeurs. Si, selon Saint Paul, le corps de l'homme est le temple du Saint-Esprit, il faut comprendre que le coeur de l'homme en est le siège ou le sanctuaire. C'est ce qu'enseigne le Concile Vatican II (Gaudium et Spes, n° 16).

Entrer en carême est une démarche spirituelle qu'on comparerait à en une entrée en quarantaine. On met une personne ou une zone en quarantaine quand elle subit un fléau dans le genre " épidémie grave " devenant une menace pour la population entière. Dans la tradition juive, les lépreux allaient en "quarantaine" jusqu'à ce qu'ils se présentent aux prêtres qui constataient la guérison. Le carême représente aussi une période de quarantaine spirituelle favorable pour combattre et guérir le fléau spirituel qu'est le péché sous toutes ses formes.   

Après son baptême, Jésus est allé volontairement au désert pour une quarantaine d'approfondissement de sa mission. Que chacun, pendant ce carême, demande la grâce de découvrir et de comprendre ce que le Seigneur attend de lui auprès de ses frères.

Je souhaite à tous un saint carême.

Père Jean-Marie NDZOMO MALLA

 

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 11:00
messe action de grâce benoît XVI

Messe présidée par Mgr Hubert Herbreteau

 
Que ce Pape est grand !     

benoît XVI b

 

benoit-XVI-c.jpg

 

 

Seul l'Esprit Saint offre les authentiques critères de définition d'un serviteur de l'Évangile. Benoît XVI force notre estime filiale et notre gratitude. L'humilité avec laquelle il aura accompli son pontificat prend, en effet, une lumière surnaturelle dans la dignité avec laquelle il estime éminemment sa mission, tout en refusant de surestimer les capacités de sa propre humanité. 

Que ce Pape est grand ! 

Ayant servi inlassablement l'intelligence de la foi, le dialogue interreligieux, la nouvelle évangélisation, la charité dans la vérité, la paix entre les nations, et ayant affronté tant de tempêtes intérieures et mondialisées, voici qu'il annonce à la planète, qu'en conscience devant Dieu, il servira désormais le Christ autrement ! Quelle leçon de détachement adressée à ceux qui exercent quelque gouvernance que ce soit sur le globe ! Quel témoignage légué à ceux qui pourraient confondre champ d'évangile et parcelle de pouvoir.... Devant les vicissitudes des vieux jours, la tentation serait de s'arcbouter dans le périmètre des honneurs et des prérogatives dont on dispose.

Benoît XVI n'est pas homme d'ambition. Il est homme de conviction. 

Ce Pape est grand ; il désigne, par le don de sa vie, Quelqu'un de plus grand que lui.... 

Mgr Bernard Podvin
Porte-parole
Conférence des évêques de France

    Aller plus loin ...
     
   
   
  •   Lire l'homélie de Mgr Herbreteau : cliquez !
   
   
   
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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 20:00
paroisse ste foy agen carême 2013
maryam maria marie

" Maryam, Maria, Marie " retrace brièvement le parcours de cette figure de l'Eglise qu'est la Mère de Dieu, cette "terre de l'Eglise", selon le mot de St Ephrem.

Ce spectacle propose d'entrer sur ses pas, pour les déserts intérieurs que nous avons à traverser, comme pour les sommets que nous aurons à gravir, et de le faire comme dans une danse, à travers un jeu de "répons" entre l'orient, ancré dans le sentir et l'expérioence de Dieu, et l'occident, ancré dans le saisir et la compréhension de Dieu

Jany Duhil-Garcia s'est d'abord nourrie d'un parcours varié au sein de métiers de création et de projet; parcours centré sur l'humain et la recherche de "l'espace du dedans", là où naît le chant, le souffle, la parole - ce trois fois rien de brise légère mais qui pourtant appelle et fonde.

Le travail du chant, mené en parallèle, lui a permis de constituer peu à peu son répertoire de chants sacrés et traditionnels d'Europe et du bassin méditerranéen. Elle travaille depuis trois ans à le présenter à travers des spectacles.

 

Zilda Barthes est une jeune danseuse-comédienne à la recherche se son langage. "Comment dire ?..." Au bord des mots, au bord du mouvement, il y a le souffle, corde unique et universelle, source infinie pour chanter la beauté de la vie

jany duhil garcia et zilda barthes

 

Dimanche 17 février 2013 à 16h30 précises, chapelle du Martrou, Agen.

Le spectacle sera suivi des vêpres à la cathédrale St Caprais pour ceux qui le souhaitent.

Participation libre, vente de CD 

 Renseignements : 06 52 73 28 93

 

 

Plus d'infos :

 

 
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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 19:21
Article extrait du site " Jeunes Cathos Blog "
 

Ce lundi 11 février 2013, le pape Benoît XVI a déclaré renoncer au ministère d’Evêque de Rome, charge confiée par les cardinaux le 19 avril 2005. Le 28 février 2013 à 20 heures, le Siège de saint Pierre sera vacant et le conclave pour l’élection du nouveau Souverain Pontife sera convoqué.

 

Dans son livre d’entretien « Lumière du monde: le pape, l’Eglise et les signes du temps » (2010) Benoît XVI avait évoqué la possibilité de la démission d’un pape : « Oui, si un pape se rend compte clairement qu’il n’est plus capable physiquement, psychologiquement ou spirituellement d’accomplir les tâches de sa fonction, il a le droit et, selon certaines circonstances, l’obligation de démissionner. » Le matin du 11 février 2013, journée mondiale des malades, Benoît XVI a annoncé aux cardinaux qu’il renonçait à ses fonctions :

 

« Frères très chers,
Je vous ai convoqués à ce Consistoire non seulement pour les trois canonisations, mais également pour vous communiquer une décision de grande importance pour la vie de l’Eglise. Après avoir examiné ma conscience devant Dieu, à diverses reprises, je suis parvenu à la certitude que mes forces, en raison de l’avancement de mon âge, ne sont plus aptes à exercer adéquatement le ministère pétrinien. Je suis bien conscient que ce ministère, de par son essence spirituelle, doit être accompli non seulement par les œuvres et par la parole, mais aussi, et pas moins, par la souffrance et par la prière. Cependant, dans le monde d’aujourd’hui, sujet à de rapides changements et agité par des questions de grande importance pour la vie de la foi, pour gouverner la barque de saint Pierre et annoncer l’Evangile, la vigueur du corps et de l’esprit est aussi nécessaire, vigueur qui, ces derniers mois, s’est amoindrie en moi d’une telle manière que je dois reconnaître mon incapacité à bien administrer le ministère qui m’a été confié. C’est pourquoi, bien conscient de la gravité de cet acte, en pleine liberté, je déclare renoncer au ministère d’Evêque de Rome, Successeur de saint Pierre, qui m’a été confié par les mains des cardinaux le 19 avril 2005, de telle sorte que, à partir du 28 février 2013 à vingt heures, le Siège de Rome, le Siège de saint Pierre, sera vacant et le conclave pour l’élection du nouveau Souverain Pontife devra être convoqué par ceux à qui il appartient de le faire. »

  benoit-XVI-a.jpg
     

Conf-de-presse-Benoit-XVI-300x225.jpg

Conférence de presse CEF 11/02/2013.

 

« Un acte particulièrement courageux »

« C’est une décision exceptionnelle qui ne s’est pas produite depuis le XVème siècle » a commenté le cardinal André Vingt-Trois, président de la Conférence des Evêques de France, lors d’une conférence de presse. « En prenant cette décision, il a brisé un tabou et rompu avec plusieurs siècles de pratique pour manifester qu’il était légitime et utile que le pape puisse renoncer à sa charge et se retirer. Son endurance physique étant très éprouvée l’a conduite à prendre cette décision. »

Revenant sur les huit ans de pontificat de Benoît XVI, à travers notamment ses réflexions sur l’articulation de la foi et la raison, ses analyses sur charité et foi et ses engagements pour l’unité de l’Eglise, Mgr Vingt-Trois a salué l’acte particulièrement courageux du pape. Un pape qui entretenait des liens étroits avec la culture française : « Nous perdons un ami très cher de l’Eglise de France », souligne-t-il.

Rappelant la visite de Benoît XVI en France en 2008, son passage à Paris, son discours inaugural au Collège des Bernardins, la Messe qu’il a célébrée sur l’Esplanade des Invalides et son pèlerinage à Lourdes, le cardinal Vingt-Trois annonce qu’une messe  d’action de grâce aura lieu à Notre-Dame de Paris le 28 février prochain à 20h.

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