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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 06:00

par le père Constant BROU - « le Vagabond de Dieu »

 

A la lecture de ce titre, vous avez pu vous dire et mieux, vous vous êtes dit "de quoi peut-il bien parler ?" Ce mot est-il en vogue, dans notre histoire religieuse ?

Mais pour quoi faire ? Et surtout en ce temps de carême, temps propice pour la « gestation » de l’homme nouveau ? Oui, frère et sœurs, il n’est pas rare de voir et d’entendre parler, avec nos objets connectés, de mondialisation, globalisation, médiatisation, transnationalisation, spécialisation, multinationalisation, intégration, interconnexion, etc. En somme, le lexique de la mondialisation s’enrichit chaque jour dans le concert des nations et différents ballets diplomatiques auxquels nous assistons. Les études et de nom-breux mouvements dénoncent avec force et arguments la logique implacable des lois du marché et de la compétitivité outran-cière, lois véhiculées par le processus de la mondialisation, ses défenseurs et ses concepteurs. Malgré ce jeu scénique savamment orchestré, on ne voit pas venir toutes les promesses salvatrices annoncées et même, c’est plutôt le déni de ces promesses dans le « village planétaire ». Nous nous situons à une époque où toutes les promesses et paroles évangéliques véhiculées peuvent nous paraître rébarbatives à l’intérieur d’un monde saturé de dieux et de valeurs.

Et si on parlait "mondialisation"...

Alors, me situant dans cette ambiance, « I HAVE THE DREAM » d'un rêve non utopique, celui que chaque chrétien comprenne son histoire religieuse comme un appel  à la mondialisation de l’amour. En effet, l’histoire biblique au creuset de la mondialisation montre que le salut annoncé dans le Nouveau Testament, et déjà en préparation dans l’Ancien Testament, est universel et collectif. Il n’exclut aucune communauté humaine. Il exalte le Fils de Dieu solidaire du genre humain. Ce salut renverse toutes les barrières imaginaires ou réelles entre les peuples et les classes sociales. Il se  traduit aussi dans l’engagement auprès des classes margi-nalisées. Et c’est Saint Paul, l’apôtre des nations, lui l’avorton qui en fait une parfaite illustration résumant ainsi tout le projet universel du salut de Dieu que Jésus est venu réaliser : «  Il n’y a plus ni juif, ni grec, ni esclave, ni homme libre, ni homme ni femme ! » (Ga 3, 28). Ce qui me fait dire et hurler que le combat de Jésus et de ses apôtres s’est évertué à établir un monde où la communion l’emporte sur les particularismes ou les stéréotypes. Vous constatez avec moi que l’Eglise a été « mondialiste » dès les premiers instants selon le Récit de la Pentecôte. Les étrangers qui étaient présents à Jérusalem, ont entendu les apôtres leur transmettre un message qui leur était accessible dans leur langue maternelle. Les merveilles de Dieu leur étaient annoncées pour encodage, et sans effort de décodage préalable.

Alors dans ce monde qui « tangue », nous chrétiens nous devons affirmer à tout passant et à toute personne que l’Eglise demeure le signe essentiel de l’unité de l’humanité, l’élément, le canal et le moteur « modalisateur » vrais. Ceci me permet encore de dire que donc, si selon ses caractéristiques, mondialisation veut dire rassemblement de tous les hommes dans une plus grande unité, dépassement de toutes les divisions et barrières entre les personnes et entre les peuples ou même entre les Nations, loin d’être un motif d’orgueil pour nous fiers chrétiens, la mondialisation est assurément à relier à la mission fondamentale et universelle de l’Eglise.

En réaffirmant dans notre agir, nos faits, nos paroles, les valeurs fondamentales du christianisme qui doivent inspirer la conduite humaine, nous sommes dans ce processus de la « mondialisation » lancé par le Christ . En effet, la mondialisation est un concept vaste qui ne se limite pas seulement à la vie économique de l’homme mais englobe tous les aspects de sa vie. Une chose est sûre, Jésus a toujours été avec son peuple. Il se fait solidaire de l’homme et de la société humaine. Nous sommes entrés en Carême, alors vivons un temps de carême « modalisateur » d’Amour, de joie, de vivre ensemble, et mieux « modalisateur » de fraternité.

« TOUS et CHACUN ! MONDIALISONS DONC ! »

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